Interview: un moment avec Elie Oliver. 

Bonjour les rêveuses et rêveurs, il y a quelques jours, j’ai eu la chance de pouvoir poser quelques questions à une femme adorable, Elie Oliver. 
Elie est auteur, nouvelle recrue de la maison d’éditions Pandorica. Son premier roman paraîtra courant juin 2017. Elle se livre sur sa vie, son quotidien, ses passions… Elle vous présente  » Les longues ombres  » sa dark romance. …


                           ** INTERVIEW **

                    ** Questions à Elie Oliver ** 



1. Bonjour Elie, merci d’accepter de répondre à mes questions.

Bonjour Audrey, je t’en prie c’est un plaisir ! Même si c’est toujours un peu difficile de parler de soi. Enfin, je crois…


2. Pour commencer, une facile. Comment vas-tu ?

Ma foi, plutôt bien au moment où je te réponds.


3.Peux-tu te présenter aux lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?

Je vais essayer. Je m’appelle donc Elie Oliver, je suis née en 1979, à Berlin. Je vis en France depuis 1994. Je suis Française et j’ai vécu près de seize ans comme expatriée. (Oui, il y a un an de trop… parce que j’ai vécu par intermittence au Moyen Orient)

Je suis convaincue que les voyages comme la lecture sont indispensables pour garder l’esprit ouvert et flexible.

Je déteste les certitudes et les clichés (du coup maintenant que je le dis… n’est-ce pas une certitude ou un cliché ? Grands dieux que mon esprit est brouillon !). Quand je me confronte à des codes désuets, c’est plus fort que moi, il faut que je fasse une entorse.

Cela doit tenir de mon adolescence anarchiste.

Cela dit, cette vie m’a permis de rencontrer et de côtoyer des gens de toutes les sphères socio-culturelles (du milieu diplomatique en passant par les cités, la bourgeoisie bobo à l’underground).

C’est un enrichissement extraordinaire pour moi et j’en ai toujours tiré ma force.

Malgré le fait que je sois assez solitaire, j’aime me nourrir du vécu des autres. J’aime les écouter, les observer. C’est presque une drogue. Par ailleurs, les autres viennent aisément à moi. Je ne sais pas… c’est mon côté super doudou vivant.
Après un festival ou des vacances entre amis, il me faut cependant, un temps de digestion. J’aime m’isoler et repenser aux idées, aux propos et aux émotions partagées. Ayant une empathie exacerbée (une amie dit de moi qu’il suffit de me lire quelques articles du Code civil pour me faire pleurer – on a les amis qu’on mérite, il paraît), il me faut aussi du temps pour retrouver un peu de neutralité dans mes émotions. Pour cela, je pratique la méditation, la natation et j’écoute beaucoup de musique.

Je suis quelqu’un de jovial et de doux mais de très mélancolique. Je ne suis pas nostalgique malgré huit ans d’études supérieures d’Histoire. Ma seule conviction c’est : « quand on sait d’où l’on vient, on sait où on va ». J’ai une soif maladive d’apprendre et de comprendre – une éternelle étudiante. Parfois, il me prend la lubie de prendre des cours d’une langue étrangère, ou des cours du soir dans une université, ou de lire tout ce qui touche un sujet ou un auteur, juste pour savoir. C’est terrible, on va croire que j’ai des TOC…

Je suis archiviste de profession, et grâce au soutien de mon compagnon, je me consacre entièrement à l’écriture.  

Quoi d’autre ? Je suis maman et j’adoooooore les chats, la littérature (classique, ou de genre – surtout celle de l’imaginaire), la musique. La musique tient une place essentielle dans ma vie, c’est comme l’eau ou la nourriture.

Je suis une geek et une gameuse à la retraite.

Ah… j’oubliais… Je suis extrêmement volubile (ça se sent, hein ? Avoue !). Un ami à moi a dit un jour : « s’il fallait prouver l’existence du mouvement perpétuel, il suffirait de lancer Elie sur un sujet qui la passionne. Après deux heures de dissertation, elle est encore capable de répondre à la question de départ.»


4.Cites 3 traits principaux de ton caractère ?

Patiente (bien malgré moi). Passionnée. Loyale.


5.Qu’aimes-tu le plus chez toi ?

Ma fidélité et ma loyauté envers ceux que j’aime. Je crois que j’en suis presque fière, car c’est de plus en plus rare. J’ai encore mes amis de la halte-garderie … c’est dire !


6.Qu’aimes-tu le moins chez toi ?

J’ai un sentiment récurent d’insécurité. Je doute en permanence de tout. C’est une plaie à vivre car j’en souffre et surtout, c’est extrêmement pénible pour mes proches.



7.“ Les longues ombres “est ton premier roman à paraître chez Pandorica, normalement en juin prochain. Peux-tu nous en dire davantage ?

En effet, c’est mes grands débuts dans la romance. J’étais assez détachée en commençant ce roman et je me suis totalement laissée emportée.

« Les Longues Ombres » tient son titre d’un proverbe britannique qui dit « les vieux pêchés ont de longues ombres ». C’est-à-dire que l’on est toujours le comptable de nos actions passées : un jour, il faut passer à la caisse et plus elles sont anciennes plus la note est salée.

« Les Longues Ombres » raconte l’histoire de la résilience avec soi, son histoire et ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes, en bien ou en mal.

Le roman s’articule dans l’alternance entre les pensées de mes deux personnages principaux Esther de Chassaigne et Tito Galeano. Elle est issue de l’aristocratie locale, une vieille noblesse, et lui est l’un des enfants pléthoriques d’un couple franco-argentin humble. Le père de Tito a fui la Junte et la Guerre sale grâce à sa (future) femme française à la fin des années 1970.

Esther et Tito étaient des amants d’un premier grand amour naissant, quand un scandale et un drame les a séparé brutalement.

Esther a fui la province où elle avait construit sa quiétude et son bonheur pour partir à Paris, ne gardant contact qu’avec ses parents et son meilleur ami. Elle n’y retourne que quatre ou cinq fois par an et n’y côtoie que ces derniers.

Tito lui est parti à l’autre bout du monde dans un équilibre instable entre l’autodestruction et la rédemption, en travaillant pour Médecins Sans Frontière.

Le roman débute alors que onze ans se sont écoulés depuis leur dernière rencontre. Les remugles du scandale qui les avait brisés surgissent alors qu’ils sont de retour tous deux le temps d’un été. Esther et Tito se retrouvent face à face totalement par hasard.

Ils ont mûri, fait des choix de vie, embrassé des certitudes et des convictions propres aux adultes qu’ils sont devenus. L’un veut continuer son chemin, songeant à un coup du sort et l’autre veut faire la paix avec cette partie-là de sa vie.

C’est le choc de deux titans aux réactions extrêmes et passionnées. Peut-on guérir de tout ? A-t-on besoin des autres pour se reconstruire ? Doit-on se battre pour sa propre quiétude et sa propre liberté ? N’est-on pas plus libre quand on est plusieurs ? Le bonheur était-il simplement possible ?

Je m’arrête là, sinon je vais tout raconter. Souviens-toi « le mouvement perpétuel » tout ça tout ça.

Chez Pandorica, le concept de publication est le feuilleton, dans l’inspiration directe de la presse du XIXe et du début du XXe siècle. Nos romans sont divisés en quatre parties durant un mois, en inédit. Ils restent disponibles sous cette forme pendant un petit semestre puis, une intégrale sera proposée en numérique et en POD. Bien entendu, il faut que nos feuilletons fonctionnent…


8.Peux-tu nous parler de tes personnages?

Alors là, c’est un exercice périlleux. Je pense que comme tous les auteurs, je me suis aliénée mes personnages. C’est un peu parler de moi (encore) et de mes bébés.

Mes personnages principaux, Esther et Tito, s’ils vivent une histoire exclusive et passionnelle, font partie d’un contexte. Le premier c’est la famille, le clan.

Le clan des de Chassaigne :

Jean et Marianne. Les parents d’Esther. Ce sont des diplomates à la retraite mais très investis dans la vie locale en tant que notables. Ils sont un rempart contre le monde pour Esther et sa fille Judith.

Esther. Une jeune femme de trente-trois ans, mère célibataire travaillant dans l’édition scientifique à Paris où elle élève sa fille. Elle anime un blog culturel avec son meilleur ami qui vit toujours dans la ville côtière de leur jeunesse. Elle a très peu d’amis : son meilleur ami Phi, et ses anciens colocataires Vincent et Magali.

Phi. Cerbère inébranlable d’Esther. De deux ans son aîné, c’est un être complexe et secret, hyper protecteur. Il est nihiliste, sarcastique et grognon.

Monsieur Martin. C’est l’intendant du domaine de la famille de Chassaigne qui s’appelle le Cœur en Croix.

Le clan des Galeano.

Famille franco-argentine vivant dans les quartiers populaires de la ville. Il ne reste que le patriarche, Alejandro. Ils sont instruits, peu attachés aux choses matérielles. C’est une famille qui a toujours été impliquée dans les œuvres sociales de leur quartier populaire. Des gens simples, d’un milieu ouvrier. La fratrie est beaucoup plus présente dans le roman. Santiago l’aîné, Andréas le cadet, les jumeaux Tito et Matias, Pablo, et la benjamine Micaela. Je vous laisse le loisir de découvrir cette meute de loups.


9. J’aimerai en savoir plus sur ton univers ?

A l’image de ma propre vie, j’ai décidé de faire « des Longues Ombres » une illustration du choc des milieux et des cultures. J’aime le métissage et l’affirmation des identités. Apprendre des autres, donner, prendre, accepter, rester intègre à sa propre identité tout en allant à la rencontre des autres.

J’ai voulu également montrer l’équilibre que l’on peut trouver si on s’en donne le droit et le devoir, mais également la force que peuvent avoir les malveillants quand ils veulent user à leur propre profit de ces différences. Sans parler de politique, je crois que c’est un sujet actuel. Tout est toujours une question de posture de celui qui regarde et agit. Le monde est celui qu’on en fait et pas celui qu’on veut nous faire croire qu’il est. Si je devais n’utiliser que peu de mot pour définir cet univers «  on se définit par nos choix et nos actes, pas par la case où on nous range. C’est une lutte permanente. »

En terme de sous genre de la romance, mon éditeur et mes bêta lectrices m’ont rangé dans la romance à suspens ou Dark romance. Je ne voulais pas écrire une romance comme un catalogue de scènes érotiques ou de manuel de « bonne baise ». Je voulais un contexte. Ce contexte c’est la pègre locale underground. Derrière la romance, il a un danger qui rôde, une bête endormie qui n’attend qu’un signal pour s’éveiller. Mes personnages devront faire le choix entre fuir ou se battre.

En termes de rythme de récit, c’est mon choix de narration subjective alternée qui va donner le tempo. La personnalité des personnages narrateurs influe sur la rythmique. Esther et Tito sont vifs, entiers, tempétueux, ainsi va le rythme du premier tome. Les suivants auront une autre cadence.


10.Combien de tomes comptera  » Les longues ombres » ?

Il y aura trois tomes. (Donc 3×4 épisodes et après 3 intégrales… enfin si ça marche)

Le premier se concentre sur Esther et Tito et l’on voit la trame de l’intrigue à suspens se dessiner en filigrane. Les deux personnages ne vivent plus dans cette ville, ils n’en percevront que ce qui les concernent directement dans un premier temps. Puis, des éléments vont leur montrer qu’il y a un iceberg sous le petit glaçon qui flotte sur la surface.

C’est dans le deuxième tome qu’on pourra comprendre la complexité des enchevêtrements et des dangers passés et contemporains du récit. Cependant, si l’on retrouvera nos clans et bien entendu Esther et Tito, invariables piliers, c’est Matias et Elvire qui seront les axes du récit. Ils sont plus calmes, le rythme sera plus lent. Ils vivent dans la cité, et sont nettement plus conscients de la réalité de la délinquance et de la criminalité. Tout comme dans le tome 1, j’ai voulu parler de la résilience et de l’engagement, dans le tome 2, j’aborde en plus le problème des esprits neuro-atypiques et de la violence qu’ils vivent dans un monde qui ne les comprend pas.  

Le tome 3 soldera une vieille blessure qui apparaît dans le tome 1. Je ne veux pas dévoiler qui seront les deux personnages principaux car, cela deviendra une évidence au fil de la lecture des deux premiers opus. Le rythme sera le même que le premier. Je traiterai en parallèle de l’intrigue l’acceptation de sa sexualité et de son identité sexuelle, du deuil aussi.

Il n’est pas impossible (fort probable… bon d’accord, il y aura) qu’une nouvelle vienne illustrer une intégrale ou sorte indépendamment, pour développer une romance qui navigue en secret bien avant le tome 1 et jusqu’à la fin du tome 3.


11.Comment as-tu construit ce projet ?

C’est ça qui est amusant. Comme je te le dis plus haut, la romance n’est pas mon genre de prédilection en termes d’écriture. J’ai été contactée par Yoann Dolomieu pour trouver des auteurs de romance. Je me suis dit pourquoi pas moi.

Je me suis mise devant mon clavier, j’ai écrit mon dicton britannique : « les vieux péchés ont de longues ombres ». J’ai trouvé une citation de Victor Hugo « Il y a souvent plus de choses naufragées au fond d’une âme qu’au fond de la mer. » à mettre en incipit.

Ensuite j’ai vu Tito et Esther. J’ai vu des scènes érotiques, des moments de contemplation du corps d’un autre. J’ai mis un morceau de musique. J’ai repensé à une vieille blessure, un regret, un remord de mon histoire et j’ai écrit sans discontinuer pendant un mois de 8h du matin à 4h du matin.

Je voulais faire un one-shot. Mais rapidement mon histoire m’a dépassée. J’ai dû prendre mon cahier et j’ai dessiné des logigrammes, placés des marques et des repères. Cependant, je ne voulais pas m’étaler inlassablement sur un couple juste pour allonger la sauce. Très vite, j’ai fait le background de tous les personnages de mon histoire, comme lorsque j’écrivais pour le jeu de rôles. Je suis allée rencontrer un médecin de MSF, une commandante de police, et un OPJ. J’ai rencontré des associatifs travaillants dans les domaines que je voulais exploiter pour avoir des témoignages, des ressentis, des regards. Je n’ai pas forcément tout utilisé. Ce que je voulais c’était une émotion, une identité, une perception du monde. Bref je suis allée à la chasse aux souvenirs et à la mémoire. J’avais envie de dire des choses.

Pour l’aspect érotique de la série. J’aime le sexe, l’érotisme et la sensualité. Je n’aime pas quand on jette un voile de pudeur inutile sur une scène de sexe, car l’intensité de celle-ci influe sur la psychologie des personnages, elle les définit aussi et invariablement elle permet au récit d’évoluer. Il en est de même pour l’amour. Pourquoi se priver de tout cela ? Le sexe fait partie de notre humanité.

Bon… quand le fait que j’écrivais de la romance érotique a filtré, j’ai eu quelques coups de fils « heu, tu ne parleras pas de nous hein ? ». C’était très drôle.

C’est un projet sincère, dans tous les cas.


12.Et d’où t’es venue l’inspiration ?

Une histoire de ma jeunesse. Un baiser renversant. Un acte manqué. Un regret dans ma vie. Le seul peut-être.


13.Si tu devais donner envie aux lecteurs de lire ton livre en 3 mots, ça serait lesquels ?

Intensité. Authenticité. Passion.



14.Qu’est ce qui t’as donné envie d’écrire ?

J’ai toujours écrit. Enfin, depuis que je sais écrire… Même si je suis bavarde, je sais que les mots s’envolent. J’ai toujours ressenti tout avec trop d’intensité et écrire était un moyen de décharger le trop plein, pour ne plus avoir à porter avec moi des mots, des sensations, des perceptions, des sentiments et des émotions qui me submergeaient. Si j’écoute beaucoup les autres, il m’est beaucoup plus difficile de me confier et de trouver quelqu’un qui veuille entendre tout cela. Ecrire est un déversoir salvateur pour ne pas devenir folle. Et c’est aussi, là, sur le papier, dans les cahiers ou dans un fichier texte que tout peut être dit sans jugement. C’est un exorcisme. Pour vaincre un démon, il faut le sortir de soi que cela soit par la romance, la SFFF, la blanche, ou le polar. Peu importe l’habillage, il y a un cri dans l’écriture. Il attend juste que quelqu’un l’entende, même si ce n’est qu’un écho.


15.Quelles est la place de l’écriture dans ta vie ?

C’est seize heures sur vingt-quatre en moyenne. Blague à part, c’est essentiel. Ma mère est artiste peintre et plasticienne. J’ai grandi en la voyant exprimer ces choses qui la hantaient. Elle me racontait ses rêves et ses cauchemars et peu après je voyais un tableau, une sculpture. Je la voyais absorbée, presque en transe parfois tant elle était focalisée sur son expression artistique. Tout est musique même dans la peinture ou dans l’écriture. On sort une fréquence de soi et on la lance dans la nature pour qu’elle résonne.


16.Que t’apporte l’écriture au quotidien ?

L’équilibre, la décharge émotionnelle, la purification de mes pensées parasites. C’est un peu comme quand un psy te dit d’écrire tes cauchemars pour ne plus les vivre. C’est autant un porte-voix, qu’un exutoire. C’est la condition de mon équilibre émotionnel.


17.Quelles sont tes passions ?

L’écriture, la musique, la lecture bien entendu. Apprendre. J’aime l’histoire, l’histoire de l’art, la philo, la psychologie, la littérature classique, les biographies, le cinéma, la linguistique. Voyager en France ou à l’étranger. Paris. L’Argentine, l’Australie, la Grande Bretagne, l’Italie, l’Egypte ancienne, la Grèce antique etc. Je suis capable de m’intéresser et me passionner pour tout. Quand je décide que quelque chose ne me plait pas c’est qu’en général j’ai essayé de l’envisager sous tous les prismes.
L’absinthe (Libertine uniquement), l’hypocras, le hummus, mon caviar d’aubergine, la pastèque et le melon, les pâtes de fruits au cassis, la liqueur de cassis, le ratafia du père de ma BFF, le couscous de ma mère, le chili de mon père, et les muscadines de la Petite Marquise d’Angers. Les arts plastiques. Les musées. L’architecture. Et le SEXE !


18.Quels sont tes futurs projets littéraires (si tu en as) ?

Bon déjà finir d’écrire la trilogie des Longues Ombres. Au rythme où je vais, cela sera le cas d’ici le mois de décembre.
Finir mon roman fantastique. C’est une tragédie fantastique contemporaine basée sur une interprétation du mythe d’Orphée.

Et j’ai deux autres one-shot érotiques, dont un accès sur l’initiation et l’autre sur la résilience.

Mon souci, c’est que plus j’écris, plus j’ai d’idées. Je dois compartimenter et mettre des dossiers en suspens. Si « Les Longues Ombres » rencontrent ne serait-ce qu’un succès d’estime, je continuerai à raconter des histoires d’amour érotiques, sombres ou pas.

J’ai l’impression d’avoir eu mille vies, et autant d’histoires à partager.



19.Au choix : (tu peux argumenter si tu le souhaites) 


*Mer ou montagne ?

Je vis à la montagne, à Annecy. Du coup… c’est un peu mon quotidien.

J’aime l’océan… mais pas la mer l’été.

Je suis très campagne en fait quitte à choisir. (J’avais prévenu au début de l’interview…) Pourtant, je suis une vraie fleur de béton.

*Salé ou sucré ?

Indéniablement salé ! Mais je suis une épicurienne, donc quelques douceurs sucrées choisies me font croiser les yeux de délice aussi.

*Thé ou café ?

Thé ! Noir de préférence, mais quelques thés verts et blancs me séduisent. Je hais le thé fumé. J’ai toujours l’impression de boire du jus de saucisse.

*Ange ou démon ?

Il faut être les deux pour survivre. Je suis Gémeau… peut-être que cela a un sens, après tout.

*Romance ou thriller ?

Rah mais je ne peux pas choisir ! Bon romance !

*Chocolat blanc ou noir ?

Blanc !

*Broché ou liseuse ?

La torture du choix. Je pratique les deux. Le broché remporte quand même le suffrage.



20.Chez toi : …


C’est le bordel… ha nan ce n’est pas une question !

*Ton livre de chevet actuel ?

Sorcières Associées d’Alex Evans chez ActuSF. Conseillé par un ami éditeur et libraire. Je me régale. Il m’a bien cernée !

*Ton dernier livre coup de cœur ?

J’ai mes auteurs fétiches comme Mathieu Gaborit ou Neil Gaiman dont je ne me lasse pas de relire l’œuvre. Tout comme je relis Les Trois Mousquetaires ou les Hauts de Hurlevent… Mon dernier coup de cœur ? Archer’s Voice de Mia Sheridan et Pari Risqué de Belinda Bornsmith en romance. Ex aequo.

J’évite de trop lire quand j’écris pour éviter de me parasiter l’esprit. En revanche quand je lis c’est 4 livres par semaine du coup, j’ai du mal à choisir. Chaque auteur, chaque histoire peut me parler tout dépend de mon état d’esprit.

*Ta série tv préférée ?

Ma madeleine de Proust, la série des Hercule Poirot avec David Suchet dont quelques clins d’œil/hommages sont dissimulés dans « Les Longues Ombres ». C’est une véritable obsession, je les connais tous par cœur et quand je n’écoute pas de musique, je les laisse tourner en boucle, en fond sonore.

Mon plaisir coupable : Teen Wolf. Je suis raide dingue du personnage de Stiles et de l’acteur qui l’incarne Dylan O’Brien.

*La dernière chose que tu aies cuisinée ?

Un caviar d’aubergine à l’israélienne et des poivrons marinés.

*Ton endroit préféré pour écrire ?

Le jardin de mes parents… mais comme ils habitent loin, j’écris dans mon bureau ou en attendant ma fille dans des gradins ou des vestiaires.

*Ce qu’il y a dans ton sac à main ?

Alors… Attends, je regarde. 7 stylos PaperMate InkJoy noirs ou bleus. Un cahier Rhodia A5 couverture souple turquoise avec élastique. Mon porte-monnaie, mon portefeuille. Mon boîtier de lunettes. 3 briquets dont un qui ne marche pas (hop poubelle… donc 2 briquets). Un paquet de clopes. Ma liseuse. Mon chargeur universel. Mon lecteur MP3. Clefs de voiture et d’appartement. Un mini carnet genre Post-it. Un stick à lèvres nourrissant neutre. Un tube de crème pour les mains. Mes lunettes de soleil. Des élastiques et des barrettes pour les cheveux de ma fille. Une bouteille de gel hydro alcoolique. Des mouchoirs en papier. Un œil porte bonheur en verre offert par ma petite belle-sœur. Mon téléphone portable. Des feutres de couleur (je me disais bien qu’il était lourd ce sac). Des médicaments d’urgence. Ma seringue d’épinéphrine. Un chèche gris clair en coton, un parapluie, des gants en tissus (que j’appelle avec élégance « mes peaux de bite »). Un sac d’appoint en tissu. Ma bouteille d’eau !

( Audrey: le sac de mimie mathy 😂😂) 

*Les 3 choses indispensables dans ton dressing ?

Une tunique ou caraco long coton noir.

Un legging noir.

Un gilet fin long noir.



                  *** PORTRAIT CHINOIS ***



 Elie si tu étais … tu serais … (tu peux argumenter si tu le souhaites)


*Un livre

Les  Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë

*Un dessin animé

Lady Oscar

*Un film

Bladerunner

*Un plat

Yakitori.

*Un personnage de roman

Le Comte de Monte-Cristo

*Un animal

Un chat

*Un moment de la journée

Le crépuscule

*Un élément naturel

L’eau

*Un endroit

Un jardin à la campagne avec une tonnelle près d’un vieux puits.

*Un personnage historique

Clémenceau





                ***Juste pour rire ***


Racontes-nous ta blague la plus pourrie.

Alors, je ne comprends jamais les blagues… et je suis nulle pour les raconter ! Tant pis tu l’auras voulu.

C’est trois ingénieurs qui partent en symposium en voiture. L’ingé informaticien conduit, l’ingé mécanicien est à la place du mort et l’ingé électronicien se prélasse sur la banquette arrière. Il fait chaud, ils ont ouvert les fenêtres, cheveux aux vents.

La voiture tombe en panne.

Le méca et l’élec descendent de voiture, tandis que l’informaticien leur parle à distance.

Le méca se met à taper sur tout ce qu’il y a sous le capot et dit : « nan mais au niveau méca tout va bien, ca doit être l’électronique qui foire comme d’habitude. »

L’élec regarde les câbles, les causses, demande à l’informaticien d’appuyer sur des commandes du tableau de bord. Rien d’inhabituel.
Agacé, l’informaticien leur dit :

« Bon les gars… remontez, on va fermer toutes les fenêtres et on va redémarrer. »

Voilà. Tu l’as cherché !




Merci d’avoir pris du temps pour répondre à mes questions et d’avoir joué le jeu du portrait.

Merci à toi et à Lire ses Rêves 😉 

Une réflexion sur “Interview: un moment avec Elie Oliver. 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s